Le mot peut faire peur à certains ou créer l’interrogation chez d’autres mais surtout, il évoque l’enthousiasme auprès de millions de personnes. Aujourd’hui l’esport c’est des centaines de jeux, 450 millions de fans et 50 millions d’équipes à travers le monde. Découverte d’un univers qui ne cesse de grandir.

L’esport désigne : “l’ensemble des pratiques permettant à des joueurs de confronter leur niveau par l’intermédiaire d’un support électronique, et essentiellement le jeu vidéo” d’après l’association France Esports. Cette définition est issue d’un croisement de 42 définitions de travaux académiques en langue française et anglaise. On comprend donc par là que les joueurs vont s’affronter, de chez eux ou lors de rencontres sur les jeux vidéo. Ça fonctionne aussi bien pour les pros qui s’affronteront dans des arènes que pour votre petite-sœur qui affrontera mamie sur Just Dance à Noël.

La montée en puissance

YellowStar, Shox, Luffy ou encore 7ckngMad. Ces pseudos ne vous évoquent peut-être rien et pourtant, pour les supporters français, ils sont devenus des stars. Ce sont ces joueurs que l’on retrouve, ou retrouvait, sur les podiums internationaux. Comment nous en sommes arrivés là ? D’où émerge cette discipline récente qui s’immisce aujourd’hui sur nos télés ?

C’est en 1999 qu’arrive le terme “esport”. Mat BETTINGTON, un journaliste compare à ce moment les compétitions de jeux en ligne au sport. Il ajoute un E qui signifie Electronic au mot sport, ce qui deviendra le terme de toute une communauté. À noter que les compétitions existaient déjà auparavant, la première ayant eu lieu en 1972 sur le jeu SpaceWar.

Depuis cette date, les passionnés font vivre la scène. On retrouve deux paliers importants, un premier vers 1997/1999 où apparaissent les premières structurations. Puis les grosses compétitions sur des jeux tels que : Counter-Strike, Starcraft ou encore Quake III. D’intéressants prix se dévoilent et les premiers joueurs de très haut niveaux se démarquent.

Puis vers 2010, la scène explose, nous montrant d’énormes stades, des joueurs qui deviennent des marques à eux seuls, des équipes cotées et des investissements qui grandissent d’année en année.

ESL Katowice 2015 en Pologne

L’arrivée de jeux tels que League of Legends ou encore DotA 2 n’y est pas pour rien. L’investissement des éditeurs dans le compétitif et le spectacle y est très important. C’était probablement le moment lorsque l’on sait que le streaming et donc les possibilités de vues sur internet s’ouvraient largement. Laissant place au système de publicités et donc de ciblage (joueurs) qu’offre ce nouveau support.

Aujourd’hui, on retrouve notamment la team Vitality créée en 2016 et qui a su se démarquer sur notre territoire. Présente activement sur 10 jeux, les joueurs portent les couleurs de leur structure à travers le globe (champion du monde Rocket League notamment). Récemment installée dans les locaux du stade de france, elle a été recensée comme la dixième organisation esport dont on parle le plus dans le monde.

Des chiffres qui ne cessent de grimper

25 MILLIONS de dollars. C’est le chiffre d’affaire de l’esport en france et en 2018. Un montant qui n’est qu’une goutte d’eau comparé à l’engouement mondial du milieu :

Chiffre d’affaire de l’esport à l’échelle mondiale.
Source : Newzoo

La discipline vit principalement des droits médias, de la publicité et du sponsoring. Les marques ici peuvent y trouver l’opportunité de toucher une cible passionnée de jeux vidéo, donc également des plateformes sur lesquels ils jouent. Mais pas que ! Une étude récente a pu démontrer que sur un panel de personnes, celles passionnées d’esport se rendaient plus régulièrement faire des activités qu’une autre qui ne l’était pas. Cela ouvre donc la porte aux sponsors que l’on appelle “non-endémiques”. Ils sont hors du circuit des jeux vidéo ou de l’esport et pourtant s’y intègre. Et parfois réussissent même de gros coups.

Volvic, Sephora, Lion, Gillette, Ford ou même encore certaines régions telles que l’Occitanie qui promeut cette discipline. Et ce sont loin d’être les seuls.

Les montants cumulés serviront à créer des événements (tournois, webTV show par exemple), payer un salaire aux joueurs, faire vivre les structures et plus globalement, toutes les personnes impliquées à niveau professionnel dans le secteur.

C’est ici que ça se passe !

Twitch. S’il y a un lien média à retenir pour suivre l’esport, c’est ce nom. Lancée en juin 2011, la plateforme de streaming s’est imposée comme un phare pour tout ceux qui souhaitaient visionner la discipline. On y retrouve les plus grandes compétitions mondiales, les plus petites, des joueurs indépendants ou en équipe. Mais aussi du dessin ou de l’art créatif par exemple.
À noter que d’autres plateformes existent : YouTube, Mixer ou encore Smashcast.

Ils ne sont pas les seuls média à diffuser de l’esport. Une chaîne entièrement dédiée à l’univers (ES1) est disponible sur la plupart des boîtiers tv internet. On a pu également voir quelques compétitions sur nos chaînes de la TNT (C8). Et d’autres chaînes en ont fait des émissions (Game One, bein esports).
Il y a également des magazines, mais surtout, si vous aimez l’esport, déplacez vous, il n’y a rien de mieux que de sentir l’adrénaline en réel.



L’orientation du blog

Comme vous avez pu le comprendre, ce blog sera destiné à vous parler de ma passion. Celle de l’esport. Je concocterai d’ici peu un article sur les jeux phares de la discipline. Ensuite, vous pourrez retrouver des news de tournois, des articles explicatifs et d’autres sur lesquels nous essaierons d’avoir une réflexion quant au développement du milieu.

J’espère que l’article vous a plu et que vous avez pu apprendre quelque chose en le lisant. Nous en sommes au premier, qui sait, peut-être que beaucoup d’autres suivront !

Charly LESIEUR

Comprendre l’esport

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